bébé

|Diary| Si tu savais comme je t’attendais …

31 juillet 2017

Avant toi ma puce, le mot grossesse m’évoquait l’énorme bidon mais aussi les tristement célèbres nausées matinales, les places qu’on cède dans les transports, la démarche de canard, les légendaires envies soudaines (de glaces, de fruits, de câlins avec papa…) et puis surtout la vie qu’on laisse derrière soi. C’est vrai ça, avoir un enfant c’est pour la vie, et si on passe sur les éventuels dommages que causent une grossesse sur le corps d’une femme, ça nous change aussi psychologiquement, nous les mamans. On ne voit plus les choses pareil qu’avant. Les montées d’hormones, les responsabilités, les projets … Mais je n’avais encore aucune idée des moments extraordinairement uniques que tu étais sur le point de me faire vivre.

« Aventure unique et irremplaçable. Heureuse ou affolée, accueillante ou rigide, épanouie ou désespérée, une femme devient mère dans son corps : seins qui gonflent, ventre qui se tend, s’arrondit, enfant qui bouge doucement, fatigue, joie dépaysement de soi-même, angoisses, rêves doux. Tout un univers nouveau de bonheurs et de peines, de sensations nouvelles, qui fait de chaque femme <<ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre>>. » Dr Marie Thirion, « L’Allaitement ».

Un jour pas comme les autres, maman s’en souviendra toujours, j’ai dis à papa que je ne me sentais pas très bien. En réalité tu étais déjà en route mon bébé, bien au chaud au creux de mon ventre. Je l’entend encore me demander si tout va bien de l’autre côté de la porte, alors qu’il ne me voyais pas sortir de la salle de bain… J’étais là, devant le miroir, m’appuyant sur le lavabo d’une main et tenant le test dans l’autre. Je le regardait fixement comme si le résultat pouvait encore changer. Ma première réaction en le voyant? J’ai souris et j’ai pensé : « C’est à cause de toi que je suis dans cet état <3 ! ». Je m’y attendais, je m’y préparais, mais je n’en revenais pas. Une chose était sûre au moins : tu étais mon bébé, tu m’avais choisie, tu voulais être là. Papa a finit par entrer dans la pièce. Je ne savais pas quoi dire. Un regard a suffit pour qu’il me prenne dans ses bras. En cet instant précis, j’ai goûté au pur bonheur. J’étais tellement heureuse. Je t’attendais.

Pendant des mois, nos cœurs ont battus à l’unissons, nous ne faisions qu’un. Tu étais là où je pouvais te protéger, prendre soin de toi. Je te parlais, te touchais du bout des doigts, nous avions notre langage rien qu’à nous. Je n’étais plus jamais seule.

Et puis je t’ai vue. Tes grands yeux ont plongés dans les miens. Je n’ai pas pleuré… j’ai souris. J’étais soulagée de t’avoir enfin dans mes bras, de savoir que tout allait bien, que tu allais bien. Je me demande parfois si je réalisais vraiment ce que je vivais. Dans la chambre de la maternité, c’était encore rien que toi et moi pour quelque temps, ensuite il faudrait que je te partage avec d’autres… Mais pas maintenant. Pour l’instant reste blottie contre moi, s’il-te-plait, tout contre moi mon bébé. Je t’ai attendue si longtemps…

Aujourd’hui, et tous les matins depuis, j’ouvre les yeux sur un sourire qui emporte tout le reste. Tu me regarde comme tu ne regarde personne d’autre. Tu as fais naître en moi un sentiment que je croyais connaître jusqu’alors. Merci d’avoir fais de moi celle que je suis…Ce bonheur qui me fait monter les larmes aux yeux quand je pense à toi est indescriptible… Je t’attendais.

« Avoir un enfant, c’est accepter d’avoir un cœur qui bat en dehors de sa poitrine »

 

 

 

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