Avant de tomber enceinte, je dois avouer que je ne m’étais jamais vraiment renseignée sur les différentes méthodes de contraception. J’en connaissais quelques unes (et encore…) mais je me sentais un peu perdue parmi tous les choix. Alors j’ai fais des recherches, posé des questions et même expérimenté deux trois choses. Ce que j’ai appris de ces différentes expériences, c’est qu’il existe malheureusement peu de méthodes naturelles et sans danger pour la santé, surtout sur le long terme. Cependant, je pense avoir trouvé ce qu’il me faut depuis que j’ai opté pour le stérilet en cuivre. 

A la maternité, un sage femme (un jeune homme très prévenant) m’a parlé de contraception et au fil de la discussion, lorsque je lui demande s’il existe une alternative sans hormones, il évoque la possibilité de porter un stérilet . J’en avais déjà entendu parler mais le nom ne me séduit pas et l’idée d’avoir quelque chose en moi que je ne pourrais pas retirer immédiatement ne me rassure pas…Cependant je me penche sur la question et décide de faire des recherche à ce sujet. Ce que je trouve me laisse perplexe : pourquoi n’en entendons nous pas parler ? Ou si peu ? Pourquoi dès qu’on aborde la question de contraception, la pilule semble être la seule solution fiable ? ?


Après mon retour à la maison, j’ai eu la chance d’être suivi par une sage femme pour m’aider à rééduquer mon périnée. Durant ces dix séances, nous avons eu l’occasion de discuter à propos de la contraception. J’avais par exemple entendu dire que l’allaitement servait à lui seul de contraception naturelle mais cette idée me laissait dubitative… à tort car j’ai eu mon retour de couches (premières règles après l’accouchement) un an et demi après l’accouchement. Mais ce sera surement le sujet d’un autre article. En ce qui concerne la pose du stérilet, ma sage femme a tout de suite accepté de me le poser et nous avons fixé un autre rendez-vous pour pouvoir en discuter convenablement. Je n’étais déjà pas rassurée car je me lançais dans quelque chose dont je ne savais pas grand chose mais alors quand j’ai vu la taille de la boite, j’ai sérieusement commencé à me poser des questions  (environs une trentaine de centimètres). 

Finalement, fausse alerte : la boite fait bien 30 cm mais le stérilet ne fait que 3cm. Le médecin (ou la sage femme ici) le pose à l’aide d’un spéculum. La pose n’est pas très agréable. On ressent une espèce de gène à la limite de la douleur, mais heureusement, c’est très bref et la manœuvre est terminée avant que je commence à m’inquiéter de la ressentir trop longtemps. 

Après la pose, une gène moins intense a perduré durant le reste de l’après-midi, mais c’était supportable. 


Comment ça marche ?


” Le DIU au cuivre est un petit “T” en plastique souple de 3 à 4 cm recouvert d’un ou plusieurs fils de cuivre. Un petit fil est attaché au bout du DIU juste à l’entrée de l’utérus et permet de faciliter son retrait. L’efficacité du DIU est proportionnelle à sa teneur en cuivre : c’est-à-dire que plus le DIU contient du cuivre (les DIU prescrits contiennent actuellement entre 375 à 380 mm² de cuivre), plus il est efficace. Le cuivre permet ainsi de bloquer la fécondation en empêchant les spermatozoïdes d’atteindre l’ovule. L’effet contraceptif est également réalisé grâce au cuivre qui empêche la fixation de l’ovule dans l’utérus. A savoir qu’il existe des DIU de tailles différentes en fonction de la taille de son utérus : le “short”, plus court que le DIU “standard”. Pour les femmes n’ayant jamais eu d’enfants, on privilégiera plutôt le DIU “short” car leur utérus est souvent un peu plus petit.”

sante.journaldesfemmes.fr

Pour résumer, le cuivre contenu dans le stérilet empêche non seulement le spermatozoïde d’atteindre l’ovule, mais il empêche également l’ovule de se fixer dans l’utérus. Dans 97% des cas, la fécondation de l’ovule ne peut avoir lieu. On peut donc en conclure que le stérilet est aussi fiable que la pilule !


L’acception du stérilet par le corps


Il faut que le corps humain accepte le corps étranger qu’est le stérilet, ça peut prendre quelques jours. Il peut y avoir des effets indésirables après la pose : douleurs de règles, odeurs désagréables dans la zone intimes (dues aux substances sécrétées par le corps pour évacuer le stérilet), etc.

Dans tous les cas, il est préférable d’en parler au professionnel de santé qui nous a fait la pose car même en cas de fausse alerte, c’est toujours rassurant de parler à quelqu’un qui comprend notre problème et peut répondre à nos questions.


Le bilan 2 ans après


Le stérilet s’est totalement fait oublier après quelques mois. 

Au niveau des règles : je suis mieux réglée qu’avant (elles arrivent à la même date tous les mois, c’est bluffant), et elles durent aussi moins longtemps mais le flux est plus important. 

Plus libre qu’avec les hormones : moi qui pensais que ce n’était pas pratique de se faire poser quelque chose qu’on ne peut pas retirer soi-même, je dois avouer que je me suis trompée. Contrairement à la prise d’hormones très contraignante (prises régulières administrées soi-même, période de transition si on souhaite arrêter, délais plus ou moins long pour retrouver un cycle normal et sa fertilité – si on la retrouve, effets secondaires très aléatoires, etc), j’ai découvert avec le stérilet une liberté qu’on n’a pas avec les autres modes de contraception : il suffit de prendre rdv pour le retrait de celui-ci et … c’est tout.


Ce qu’il faut savoir si quand opte pour le stérilet 


On peut le faire poser par son médecin généraliste, son gynécologue ou sa sage-femme, même sans avoir eu d’enfant (on aura alors un stérilet “court”)! C’est une méthode contraceptive comme une autre, et aujourd’hui, encore trop de professionnels de la santé prennent cette excuse pour refuser une pose. C’est une contraception simple, très accessible et plus saine que celles aux hormones, de ce fait, je trouve ce jugement particulièrement injuste, surtout quand on sait que des formats adaptés existent…

Et vous, quel moyen de contraception avez-vous choisi ? N’hésitez pas à poser vos questions en commentaires ou à me les envoyer via le formulaire de contact juste ici 🙂

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