Le no bra, qu’est ce que c’est ?

Le no bra sigifie « sans soutien gorge« . En clair, il désigne le mouvement qui vise à ne plus porter de soutif pour sortir 😉

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Qu’il soit question de stars du cinéma ou d’influenceuses la plupart des adeptes de ce courant affirment ressentir les effets positifs d’un tel changement. Mais qu’en est-il vraiment ? 

Il faut savoir que la femme est hyper sexualisée dans la société : on pourrait littéralement dresser une liste de toutes les attentes qui reposent sur elles et le moindre « faux-pas » est soigneusement répertorié.

C’est bien beau tout ça, mais quel rapport avec la lingerie ?

En fait, c’est très simple. En France, 9 femmes sur 10 affirment porter un soutien gorge pour sortir de chez elles. La plupart ne le fait pas par choix. Alors pourquoi le faire dans ce cas ?

Parce que nous avons peur des regards, des jugements, des remarques déplacées, nous avons peur que notre entourage nous voit différemment. 

Pourtant on ne parle pas ici de se promener seins nus dans la rue, non. Mais juste de ne pas porter de soutien gorge si on se sent plus à l’aise comme ça, si on en a pas, ou si on en a pas envie, tout simplement.

Pourquoi j’ai voulu me lancer ?

Parce-que tout ça m’a fait réfléchir et que j’aime les défis. Ça faisait déjà un moment que j’y pensais sérieusement mais la grossesse a été le déclic

Je pense que le soutien-gorge est vraiment synonyme de féminité pour toute petite fille qui grandi : c’est un peu le signe que le corps a définitivement changé, qu’on est devenu femme pour de bon. 

Je me souviens quand je piquais ceux de ma sœur : elle en avait de toutes les couleurs, avec des strass ou des paillettes, comment résister quand on a que 9 ans ? Je n’avais qu’une hâte, grandir et pouvoir en porter à mon tour.

Depuis, j’ai grandi et j’ai pu m’acheter plusieurs pièces sympa. C’était un vrai plaisir à chaque séance de shopping, de se projeter dans un nouvel ensemble. Un plaisir que même l’annonce du prix n’arrivait pas à ternir.

Et puis, arriva un moment pendant la grossesse, pendant lequel porter des soutiens-gorges, brassières et autres devenait synonyme de torture : ça me comprimait, m’empêchait de respirer, me faisait mal… J’ai bien essayé de changer de taille et de modèle mais rien n’y faisait. 

Du coup je me suis dit que je recommencerais à en porter après l’accouchement et … j’ai pris goût à ce sentiment de liberté absolue.

Voilà 4 ans aujourd’hui que je ne porte plus de soutiens gorge, sauf exception quand j’en ai vraiment envie. Et contre toute attente, je le vis très bien.

Ce qu’en dit la science

A ce jour, aucune étude n’a prouvé la nécessité de porter un soutien gorge. Au contraire : ne pas en porter renforcerait les muscles de la poitrine.

Les muscles ne travaillent pas si on ne les sollicite pas…

Le professeur Jean-Denis Rouillon a même récemment affirmé pour le magazine ELLE que « les wonderbras et autres push up compriment les tissus, gênent la circulation sanguine et lymphatique« 

Selon lui, « si la femme met un soutien-gorge dès l’apparition de ses seins, l’appareil suspenseur ne travaille pas correctement et ses tissus de suspension se distendent. La femme devient alors dépendante du soutien-gorge, dont elle n’a pas vraiment besoin« 

Et là on se rend compte qu’on a jamais vraiment connu de vie sans soutif au final. Alors comment affirmer qu’on est incapable de vivre sans ? 😉

Selon Capucine Vercelotti, les femmes font tellement confiance à leur soutien gorge, qu’elles en oublient leur posture. Tandis que quand elles n’en portent pas, elles ont tendance à se tenir plus droite.

L’inconfort fait vite place à un sentiment de bien-être.

Finalement, on se rend très vite compte que les femmes ont toujours connu une forme de compression de leur poitrine : sangles, mastodeton, bandeaux, brassières, corselets, corsets… Toutes liées à la vision de l’esthétique de l’époque. La poitrine féminine est un symbole très puissant de féminité : il représente d’abord la femme, la maternité, et accessoirement, peut-être, la séduction.

La poitrine est un symbole de féminité, pas de séduction.

Et si on les brûlait pour de vrai cette fois ?

4 ans sans soutif, le bilan

Au début, c’est assez étrange comme sentiment : on se sent toujours un peu bizarre quand on retrouve sa liberté. On tâte un peu, on essaye de prendre nos marques… pourquoi devons-nous nous réhabituer à quelques chose de pourtant si naturel ?

Au début, j’étais ultra gênée de sortir sans soutien gorge : j’imaginais que tous les regard étaient tournés vers ma poitrine (rien que ça), j’appréhendais ce que les gens pourraient en penser, j’avais peur de passer pour ce que je ne suis pas, qu’on me trouve provocante… Après tout on entend souvent dire que si les femmes se font agresser, « c’est qu’elles l’ont un peu cherché », avec une jupe un peu trop courte, ou une attitude un peu trop ambiguë … et si ne pas porter de soutien gorge était considéré comme une provocation en soi …? 

Oui, ça va loin. Trop loin. 

Si j’ai arrêté d’en porter par obligation, rien ne m’obligera plus à en porter. 

Je me sens mieux depuis que j’ai arrêté: 

  • je respire mieux
  • je digère mieux
  • mes seins sont plus fermes
  • j’ai plus confiance en moi
  • ma posture est plus assurée (je me tiens plus droite)
  • je fais des économies 😀

J’ai arrêté d’en porter par obligation mais rien ne m’obligera plus à en porter. 

Et toi, qu’en penses-tu ? Te sens-tu prête à sauter le pas ? ^^

 

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